Mission : RWANDA

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L’an dernier, deux étudiantes accompagnées de deux formateurs de l’ESPE sont allées au Rwanda dans le cadre de leur stage.
Il s’agissait d’aller à Bwira travailler avec l’école locale.
Les difficultés administratives ne leur ont pas permis de rentrer dans la dite école, et le projet a alors pris une nouvelle orientation.
Nous avons entrepris de monter une école maternelle, école qui n’existe pas au Rwanda sauf quelques entreprises privées ici et là.
Cette année, dans le cadre du module ‘projet partenariat’ du MEEF M2, trois étudiantes ont donc repris la route de Bwira pour mener à bien ce projet ambitieux.Avec l’aide du PESI (Partenariat Educatif de Solidarité Internationale) et de l’association Solidarité Laïque 79, le projet a donc pris forme. Il s’agissait, pour les trois étudiantes, de comprendre et de mener un réel projet de solidarité, basé sur un partenariat solide avec l’association de parents de Bwira. Elles sont parties le 30 janvier, deux enseignantes de l’ESPE sont allées les rejoindre.
Le Rwanda est un pays énigmatique, qui oscille entre nouveauté et restriction. Ce qui surprend en premier, c’est sa couleur, sa beauté, son calme et sa sérénité. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le pays des 1000 collines.
Ce pays, qui se relève doucement d’un génocide terrible semble reprendre le gout à la vie avec une tranquillité impressionnante. Nous comprendrons assez vite sur quoi se base cette réussite, un état omniprésent, qui contrôle tout et tout le monde, qui permet au pays d’avancer mais qui oublie l’individu et la démocratie.
Nous arrivons donc, les valises remplies de matériel scolaire. Tout a été préparé avec l’association UBUNTU, trois enseignantes rwandaises ont été recrutées, un local est à notre disposition, 50 enfants sont inscrits.Le challenge est grand, travailler avec des enseignantes dont tout nous sépare, dans un lieu qui nous est bien éloigné de notre école française, dans un milieu isolé, sans eau ni électricité, bref, il va nous falloir revisiter toutes nos certitudes.
L’aventure s’est donc déroulée, pleine de surprises et de rebondissements. Des enfants inscrits puis désinscrits, des maitresses rwandaises et des stagiaires françaises formidables et avides d’apprendre ensemble.La classe est prête, il est plus difficile d’avoir les inscriptions des 50 enfants, devant le manque de listes, de recensement, d’organisation propre à l’Afrique.Qu’importe, ce dont nous sommes certains, c’est l’impact d’un tel projet face aux étudiants de l’ESPE, projet qui ne peut que les amener à devenir un enseignant engagé et citoyen.
Nous sommes certains, également, qu’il faudra y retourner, pour continuer le travail, trouver un financement pérenne pour garder les enseignantes locales longtemps, très longtemps. Parce que nous savons qu’une première scolarisation de qualité est un vecteur de réussite pour tous ces enfants oubliés parce que isolés par leur nation.

Un bilan du projet se fera devant les stagiaires/étudiants le mercredi 23 mai sur le site de Niort, avec les partenaires impliqués.

Marie SOULISSE

          

Publié par Marina Chatendeau

Dernière mise à jour le 19 juillet 2018


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